13/11/2007

449ème jour au Paradis...

Mardi…

Le Ciel peut attendre ; aujourd’hui, je tombe le masque.  Pour des raisons que je vais vous expliquer ci-après, ce n’est plus Damabiah, qui vous parle mais bien sa plume mortelle, son Intercesseur comme il se plait à se définir lui-même.

Il est souvent facile, utile et, somme toute, un peu lâche de se cacher derrière un nom d’emprunt, d’endosser une personnalité que rien n’atteint parce qu’exempte de tout reproche.  Mais il est des moments où la réalité rattrape la fiction et fait oublier un instant que Damabiah n’existe que parce que les gens veulent bien y croire.  Ces moments de réalisme, dépourvus de toute poésie évoquent immanquablement des moments pénibles et douloureux.  Et c’est bien de douleur qu’il va être question ici.

Cet humain barbu et souriant que vous découvrez à chaque lecture souffre du mal du siècle.  Mais il y a tant de maux de nos jours… Ce mal est pernicieux parce que progressif, inconstant parce qu’il frappe au hasard d’un jour de pluie, de soleil ou de froid.  Un malheureux accident de mon passé m’a déchiré la plupart de mes disques intervertébraux et m’a également occasionné un tassement brutal des vertèbres.  Jusqu’à présent, je n’avais été victime que de petites attaques bénignes qui rendaient simplement mon dos endolori et la station debout quelques fois pénible.  Mais tout s’est malheureusement accéléré ces deux derniers jours et depuis, la douleur est devenue insupportable.

La douleur est toujours moins forte que la plainte mais je crois avoir épuisé mon quota de lamentations et il ne me reste qu’une souffrance intolérable dont rien ne parvient à venir à bout.  Au point d’envisager la solution ultime : l’opération.  J’ai facilement appris à donner le change car un entourage qui vous plaint est bien plus pénible à supporter que ses plaintes à soi.  Aujourd’hui le rideau tombe comme tombent les masques.  J’ai trop mal d’avoir mal et je dois me soigner vigoureusement.  Cela impliquera une présence plus espacée sur le Web et une tenue plus irrégulière de mon Blog.

Je regrette du fond du cœur cet état de fait mais j’ai du accepter le fait que mon état de santé prime sur tout le reste.  La gentille Schtroumpfette, dont les commentaires s’espacent mais dont j’ai l’infini honneur d’être le collègue, sait mieux que quiconque les douleurs que j’endure.  Si elle lit ces lignes, pas de panique !  Je ne suis pas à l’article de la mort et à propos d’articles, les miens paraîtront encore.  Mais moins souvent.  Moi qui m’étais fixé pour règle d’or d’offrir à mes lecteurs et à mes lectrices un sujet par jour, j’enrage de penser que la maladie a bouleversé  mes plans et vaincu ma promesse.

J’éprouve beaucoup de mal à continuer…douleur physique et tristesse littéraire se mêlent inextricablement.  Malgré tout, restez-moi fidèles, restez fidèles à Damabiah.  Je ne vous décevrai jamais mais si l’inévitable devait se passer, vous seriez les premiers à être mis au courant.  Quelque part vous êtes devenus ma famille, mes ami(e)s, mes complices, mes tendres muses (merci Yepa, Loo, Mimi, Julie et tant d’autres….).  Venez chaque jour, une (bonne) surprise vous attendra peut-être.

Je ne vous dis pas à demain, les Mortels mais bien à la prochaine.  En espérant qu’elle soit très proche.

19:11 Écrit par Damabiah dans LittéraBlog | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

Non, Damabiah n'existe pas seulement parce que les gens veulent bien y croire. Il existe tout simplement, il fait partie de toi, Alexandre.
Alors la seule promesse que tu dois faire, c'est de bien veiller sur toi, de tout faire pour te soigner. Quant à ton blog, on viendra le bichonner tous les jours, on t'attendra quel que soit le temps que ça prendra.
Soigne-toi Alex, la vie, la vraie, n'est pas sur les blogs, c'est celle-là qu'il faut privilégier et de loin.
Je pense très fort à toi, j'espère avoir vite de tes nouvelles. Je t'embrasse très fort et courage hein Alexandre !
Bisous tout plein :-)

Écrit par : Loo | 13/11/2007

Ah bin là je suis scié
Tout ce que je peux dire c'est soigne toi bien, on attendra !
Amitiés

Écrit par : Yves | 14/11/2007

*oo* Pensée pour toi ;-)

Bisous !

Écrit par : Loo | 15/11/2007

... Pas facile la vie d'artiste !
Amitiés ;-)
Oli

Écrit par : Oli | 15/11/2007

je suis a la fois heureuse de connaître le vrai alex , un homme merveilleux , bourré de talent et de gentillesse , je suis très peinée alex , sincèrement et tu le sais de savoir que tu souffres , mais te soigner doit être une priorité , et pas de souci , yepa sera toujours fidèle au poste ason ange terrien . de tout mon coeur avec toi alex , prend soin de toi mon ami très cher . passe un doux vendredi ou j'epere que tu ne vas pas trop souffrir . gros gros bisous alex . yepa

Écrit par : yepa | 16/11/2007

Me revoilou (sur la toile), Damabiah.
Juste pour te dire comme tous tes autres lecteurs assidus et donc, sans grande originalité, que la vraie vie est celle que l'on vit sur terre, avec tous les inconvénients; et le mot est faible, que cela comporte.
En effet, actuellement, on ne peut pas dire que tu sois encore membre du paradis (le Big Chief t'a un peu largué, non?).
Dès lors, abandonne le clavier, cordon ombilical qui te relie au monde virtuel et le dur siège d'ordinateur qui lui fait face et privilégie le bon vieux fauteuil comme doux réceptacle à ton dos concassé.
Dans la (vraie) vie, il faut faire des choix et celui d'espacer tes trouvailles littéraires ne fera qu'aiguiser l'appétit de tes fidèles lecteurs.
Vale, Dam.

Écrit par : La Schtroumpfette | 16/11/2007

Bravo pour le côté céleste de votre blog:)))
merci pour l'originalité de vos propos:)))

Dans le cadre de mon projet poétique

blogues-musée pertinents mais aléatoires

pour mon oeuvre littéraire pertinente

mais aléatoire,

permettez-moi de vous présenter

une de mes chansons

traitant du thème de la vie céleste:)))

MAGALIE

COUPLET 1

quand mes pieds s’ront d’argile
quand j’aurai mal à mes os
quand le reveil malhabile
fera peur à ma peau

quand le froid de l’aurore
me glacera le dos
quand la faim qui dévore
me f’ra souffir à nouveau

Magalie,Magalie
pour oublier mes ennuis
je porterai ton chapeau

COUPLET 2

la route c’est beau comme une femme
faite de vent soudain
qui transforme tout en drame
en grand amour chagrin

la plus à pic des cotes
vous sourit à pleine dents
comme toi jeune femme en faute
avec tes seins d’enfant

Magalie Magalie
pour rubaner mes ch’veux gris
je porterai ton chapeau

COUPLET 3

quand mes rêves par leurs ailes
m’emporteront bien haut
là ou Dieu ensorcelle
des milliards d’hommes sans chapeau

j’arriverai tête nue
chevelure sans armure
mes paupières émues
ma guitare comme blessure

Magalie Magalie
toi qui commence ta vie
à toi d’porter mon chapeau

Magalie Magalie
toi qui commence ta vie
à toi d’porter mon chapeau

et porte-le
bien haut

Pierrot
vagabond céleste


www.enracontantpierrot.blogspot.com

www.reveursequitables.com

sur google,

video vagabond celeste

conteur simon gauthier

Écrit par : pierre 64 | 30/01/2013

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