17/08/2008

727ème jour au Paradis...

Dimanche…

 

metaphysique_sportif

 

Cinq petits anneaux comme autant d’auréoles, des médailles de trois métaux qui brillent au firmament de la gloire et voilà les Mortels qui redécouvrent, le temps d’un été riche de titres, de records et d’émotions, le bonheur des Jeux Olympiques.  Mais comme elle semble loin, cette trêve olympique qui suspend les conflits en cours.  N’est-ce pas Géorgie ?  Mais c’est si loin, ce pays-là…et la baisse du pouvoir d’achat n’est-il pas plus important, aux yeux des sociétés occidentales ?  Cependant, je pratiquerai moi-même une trêve olympique en ne polémiquant pas sur le sujet. Je veux développer aujourd’hui la magie de cet état d’esprit qui dirige les sportifs et qui leur demande de se sublimer.  Car parfois, par la magie de paroles heureuses ou malheureuses qui dépassent souvent leur pensée, certains athlètes deviennent soit des philosophes du sport, soit des catastrophes ambulantes. 

Les Anges ne sont que des sportifs en pantoufle, c’est bien connu. Et, bien entendu, ils se sentent investis d’une mission divine, comme tout supporter qui hurlera ‘on a gagné’, comme si c’était lui qui avait sué sang et eau pour gagner.  Nous jetons un regard ironique sur les sportifs en nous disant que si tout le monde aime gagner, combien aiment s’entraîner ?  Des athlètes voient la victoire comme les bornes d’une autoroute sans fin et je veux bien les croire !  Ils peuvent toujours améliorer un record mais on peut toujours faire mieux.  Malheureusement, le stress engendré par la pression fort peu discrète exercée par les médias et l’importance des enjeux fait craquer les colosses les plus solides et grippe les mécaniques les mieux huilées.

Le sportif de haut niveau a la hargne du pit-bull associée à une motivation de bombardier lourd.  Pour lui, les gens humbles ne vont jamais très loin.  Il n’y a que le champion qui compte ; une troisième place, c’est quelque chose d’inachevé.  Les athlètes sont des cyniques nombrilistes, égocentriques et paranoïaques.  L’ivresse du haut niveau vous coupe le souffle et elle vous oblige à chercher votre respiration au-dessus de la foule.  Difficile, dans ces conditions, de garder les pieds sur terre et de s’avouer que la défaite existe.  Epreuve cruelle qui peut devenir une gifle salvatrice pour les arrogants de niveau mondial.  Combien le comprendront-ils ?  Combien en tireront une leçon salvatrice ? 

A contrario, il existe des sportifs dont les neurones ne sont pas nécessairement que dans les biceps.  Certains voient dans le sport, un dépassement de soi. Le sport est une école de vie.  Pour faire un bon vainqueur, il faut être un bon perdant.  Là réside toute la difficulté. Le sportif sage (en existe-t-il ?) doit apprendre plus de ses propres défaites que des défaites des autres. Constamment, il faut que les athlètes essaient de perfectionner leurs points forts et de cacher leurs faiblesses.  Fragile en dehors des terrains, des stades, des pistes et des tatamis, d’accord.  Jamais en compétition.  Une de clés du succès est la confiance en soi.  Une des clés de la confiance en soi est la préparation.

Les valeurs olympiques, chères à Pierre de Coubertin, en prennent un sérieux coup de stéroïde et de dollars, dans une compétition qui se voulait ‘amateur’.  Les sportifs sont plutôt amateurs de dopage, de comptes en banque bien garnis et de tripotages politiques.  Les sensations fortes ne sont pas dans la victoire mais dans l’action.  Mais comme le disait Joseph-Antoine Bell : ‘l'unité de valeur de la réussite, ce n'est ni le franc ni le dollar. C'est un rapport entre la satisfaction et le projet’.

A bientôt, les Mortels !

Commentaires

BONNE FIN DE SEMAINE ,MOI JE QUITTE POUR ALLER FAIRE LES OLYMPIQUES C'EST À DIRE COURIR APRES TOUS LES BLOGGEURS HIHIHI!

Écrit par : ANASTASIAQUEBEC | 18/08/2008

*oo* Plus loin, plus haut, plus fort...

Bof, ça ne m'intéresse pas trop,
surtout quand on sait ce qu'il en coûte comme injustices en tout genre, mais puisque là n'est pas le sujet ;-)

Comme dit Ruquier, les nageurs vont tellement vite que c'est à se demander s'ils aiment l'eau...dans tout ça, où se trouve le plaisir du sport quand le dépassement de soi devient maladif et quasi vital...

Bisous Alex, belle journée demain, enfin tantôt ;-)

Écrit par : Loo | 19/08/2008

Vi, c'est vrai ... ... avant, l'exploit était rare (1 médaille et encore)
... maintenant, c'est facile (8 médailles et plus).
Tout semble devenu facile et rapide.
On veut toujours plus mais sans être plus content.
Cela nous rend-il plus humain ? Non !
Moi, je laisse les exploits aux ... exploitants. Et l'Olympe aux dieux ... du stade.
;-)

Écrit par : miss-mip | 19/08/2008

vive le sport; bravo aux sportifs réglos

Écrit par : youri | 22/08/2008

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