28/10/2008

799ème jour au Paradis...

Mardi…

le-feu-aux-mots

Dérogeant à la sacro-sainte règle que je m’étais fixée et en cette période automnale, je vais profiter honteusement des congés de mon Intercesseur Mortel pour glisser quelques articles supplémentaires durant cette semaine.  Nous allons commencer par un sujet de circonstance pour la saison : le feu.

Plus que le simple moyen de faire remonter la température extérieure des habitations des indigènes de l’Hémisphère Nord, le feu échauffe les sens et couve sous l’âtre des passions, au risque de se brûler les ailes.  Vous comprendrez aisément pourquoi il est intimement lié au Royaume des Enfers plutôt qu’au Paradis. Le phlogistique a toujours passionné les Humains, fascinés par ces flammes et flammèches qui dansaient librement et mordaient cruellement celui qui s’approchait de trop près. 

Celui qui a le feu sacré est plein du feu de Dieu mais gare à la combustion spontanée !  Allumer le feu (comme le fait si bien le philosophe populaire Johnny Hallyday) est un acte dangereux qu’il faut utiliser avec intelligence.  Dans la plupart des cas, je mettrai ma main au feu que mettre le feu aux poudres, c’est jouer avec le feu.  Celui qui se brûle au feu de la passion en garde la trace indélébile, inscrite en lettres de feu dans sa mémoire.  Et fasse que les pyromanes sentimentaux ne soient pas châtiés par le feu du Ciel, autrement plus incandescent que les ravages qu’ils causent dans le cœur de ceux et celles qu’ils incendient.

Celui qui reste sagement au coin du feu ne risque rien, à moins de jeter de l’huile sur le feu et d’aller ainsi au feu.  Les pyrolâtres, les guèbres, les parsis et autres zoroastriens ne sont pas faits d’une matière réfractaire au feu ; ce feu qui réchauffe, ce feu qui nourrit, ce feu qui détruit.  Il provoque embrasement et ignition et il laissera malheureusement derrière lui de grands brûlés, des calcinés, des consumés et des enflammés.  Mais attention : à trop vouloir jouer les incendiaires, les amateurs du feu pourraient être victimes d’un brûlant retour de flammes.  A moins qu’une extinction divine ne vienne mettre un terme à leur feu.

Même quand le feu nourrit son homme, il peut provoquer ce coup de feu, tant redouté par tous les cuisiniers.  Mais ils ont appris à le contrôler et à le dresser.  Ils peuvent en faire un feu doux ou un petit feu.  Et dans leur lutte incessante pour le contrôle du feu qui couve en elles, les Unités Carbones ont tenté d’apprendre à faire la part du feu.  Et ce, après bien des péripéties, après avoir conquis des civilisations par le fer et par le feu, après avoir mis des nations entières à feu et à sang.  Quel bonheur que de faire mourir à petit feu les militaristes les plus intransigeants. 

Paix et sérénité ne sont pas pour tout de suite mais il n’y a pas le feu en la demeure et certaines opinions extrémistes ont déjà fait long feu.  Ainsi, les Faucons de la politique, sous un feu nourri de critiques et le feu aux trousses, se trouvent pris entre deux feux.  Et que les Humains, au tempérament de feu, qui n’y voient que du feu, qui ont la bouche en feu ou le feu aux joues, se rassurent.  S’ils craignent que dans le feu de l’action ils commettent une bêtise, ils ne seront pas incendiés pour autant.  Une fois mort, feu monsieur l’irréfléchi réalisera que parler avec feu et bien moins dangereux que de griller un feu.         

A bientôt, les Mortels !

13:12 Écrit par Damabiah dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : feu, foyer, chaleur, automne, damabiah, humour |  Facebook |

Commentaires

Excellent et à ++ D..Angelo

Écrit par : colettel | 30/10/2008

*oo* De l'eau, viiiiiite !!!

Joli comme tout, tu as toujours le feu sacré Alex :-)
Bisous, bon aprèm !

Écrit par : Loo | 30/10/2008

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