22/11/2008

824ème jour au Paradis...

Samedi…

FaceBook

C’est un fait que depuis qu’Internet existe, notre bonne vieille planète Terre est devenue un village universel où les distances sont aplanies.  Oui mais voilà : si les Unités Carbones sont devenues championnes des relations internationales, elles ont aussi oublié, occulté ou abandonné les simples contacts nationaux, régionaux ou locaux.  Pire : le temps est un fossoyeur de relations et les amis d’hier font les souvenirs d’aujourd’hui.

Qu’à cela ne tienne : un nouveau phénomène vient mettre de l’ordre dans le grenier des connaissances d’autrefois des Mortels, tout en rangeant soigneusement leurs amis actuels et agrandissant les nouveaux, joyeux inconnus et inconnues jusqu’alors et qui, par la magie de la Toile, deviennent des relations, des copains ou des copines et plus, si affinité.  Deux sites raflent le marché du ‘perdu de vue-qui veut se retrouver’ : FaceBook et MySpace.  Développés pour être des trombinoscopes à la sauce Web2.0, sortes de mini-blogs rudimentaires à usage précis, ils ont vu leur fonction augmenter, au point de devenir un condensé virtuel de l’univers de leurs utilisateurs.

C’est par l’intermédiaire de mon Intercesseur terrestre que j’ai découvert FaceBook.  On s’y fait des amis à la vitesse v-v’ et on accède à un monde de petits modules aussi variés qu’inutiles.  Et c’est cela qui fait la force de ce site : c’est autant un album-photo pour trentenaires, quadragénaires et quinquagénaires nostalgiques qu’un magazine people, bourré de fans et de quizz débiles, hilarants ou pointus.  C’est autant une plateforme politique, sociologique et environnementale qu’un terrain pour petits jeux délassants.  Bref, c’est un condensé de la vie humaine actuelle, dans toute sa splendeur.  Et surtout, c’est ce qu’on appelle, dans le jargon des internautes un buzz.  Et pas un petit, croyez-moi !  Tout le monde veut y être, y paraître.  Depuis les politiques jusqu’aux journalistes, en passant par certaines célébrités.

Car c’est là l’originalité et la grandeur de FaceBook : son universalité.  Toutes les classes de la société s’y côtoient ; toutes les races, toutes les couleurs et toutes les religions.  Avec une honnêteté quasi générale : pas de pseudos alambiqués mais bien son nom et son prénom (n’est-ce pas le but premier que de tenter de retrouver un nom bien précis ?) et quelques renseignements d’ordre privés qui rendent ce site…humain.  Bien sûr, il y a de grosses arnaques et certains naïfs croient avoir réellement come ami(e) une grosse pointure du show-business.  Mais c’est le lot de la virtualité d’engendrer des tricheurs, des magouilleurs et des profiteurs.  La prudence reste toujours de mise.

Mais quelle émotion cela doit-être de retrouver quelqu’un après trente ans de silence.  Quelle surprise de voir des photos récentes de quelqu’un dont on a gardé un souvenir précis dans un coin de son cerveau.  Quel bonheur de reprendre contact et même de s’échanger des banalités : elles ont le goût des retrouvailles et cela n’a pas de prix.  Cela me donnerait bien des idées pour le Paradis si nous n’avions pas déjà un registre d’entrée informatisé que nous pouvons consulter à tout moment.  Et nous pouvons voler à tire d’aile jusqu’à la personne recherchée.  Mais je me pose une question : comme toute entreprise Internet qui fonctionne, encore combien de temps avant que les Humains ne doivent mettre la main au portefeuille pour rester sur ce site ?

A bientôt, les Mortels !

Commentaires

*oo* Et ben non, tout le monde ne veut pas y être !
Moi je n'y suis pas, je résiste, ni là ni ailleurs, je passe assez de temps devant mon ordi et puis non, pas envie de suivre ce mouvement de foule, na ;-)
Bisous Alex, belle soirée !

Écrit par : Loo | 23/11/2008

Eh eh Loo ... nous sommes au moins 2 à résister !
D'ailleurs, FaceBook transposé dans la réalité, cela donnerait quelque chose comme ceci: http://www.koreus.com/video/facebook-realite.html
=> ;-)

Écrit par : miss-mip | 26/11/2008

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