30/11/2008

832ème jour au Paradis...

Dimanche…

pouvoir_des_fleurs

Elles tapissent nos nuages, elles parfument notre Eternité et elles nous offrent un merveilleux concert de teintes et de nuances dont nous ne nous lassons pas.  Les fleurs sont au Paradis ce que les auréoles et les ailes sont aux Anges : un accessoire indispensable à la bonne marche des affaires.  Nous les croyons petites, elles sont discrètes ; nous les croyons sauvages, elles sont naturelles ; nous les croyons envahissantes, elles sont luxuriantes.

Leur pouvoir est immense : elles excitent l’imaginaire, elles appellent les commentaires, elles bouleversent les émotions.  Dotées d’un langage bien à elle, elles sont également douées d’intelligence.  Elles ont conquis la nature, les cœurs, les pensées et l’imagination des Hommes, quand ceux-ci sont à court d’idées.  Je n’en veux pour preuve que l’immense fichier que je consulte régulièrement et où sont répertoriés les Bienheureux de la Céleste Demeure.  Combien de prénoms (essentiellement féminins), soufflés par mesdames les fleurs je ne croise pas !  Par moment, ce n’est plus un ‘Who’s who’ paradisiaque que je compulse mais plutôt un herbier… Et il est amusant de comparer les prénoms floraux et leur signification à des figures célèbres de l’Eden.  Jugez plutôt.

A la reine des fleurs, l’honneur de débuter : la rose.  Symbole de l’amour et de la passion dans toute la gamme des tons, sauf pour le jaune.  Jamais fleur aux épines acérées n’aura mieux été porté que par Rosa Luxembourg.  Rouge jusqu’au sang, même si la mort lui a ôté une grande part de son agressivité communiste, elle est restée une belle plante agressive.  Mais toutes les Rose, Rosalie, Rosie, Rosita et Roseline de l’univers ne sont pas aussi sauvages.   Heureusement !

Il y a aussi la marguerite : grande fleur blanche et élancée, symbole de la pureté du grand amour.  Marguerite Yourcenar n’entre pas vraiment dans ce schéma et quelques Marguerite du Paradis ont un accent chantant au teint crème ou chocolat au lait.  Et elles sont cousines des Greta, Gretel, Margot et Marjorie.  Violette, amour caché, amour timide n’est pas en reste : si elles sont menues et mignonettes, avec ce charme suranné qui sied aux prénoms désuets et un peu oubliés, elles partagent leurs origines avec les Yolande.  Et que pensent les Jasmine, Yasmine et autres Yasmina, fleurs du jasmin, odorant et capiteux, symbole d’amour voluptueux ?      

Les Laure, Laura, Laurence et Laurie doivent beaucoup au laurier, triomphe de l’amour ; les Eglantine, poésie du printemps, autre prénom un peu oublié mais ô combien charmant voisinent avec les Lily, Liliane, Suzanne et Suzie, toutes héritières du lys, fleur noble par excellence.  Les Marjolaine, allégorie de la consolation fleurissent aux côtés des Iris, marque d’un cœur tendre, des Hortense (merci l’hortensia), des Angélique et des Véronique.  La vérité est que cette passion pour les bébés-fleurs s’estompe doucement, au profit de prénoms plus exotiques.  Les parents actuels aiment démarquer leur progéniture du commun des mortels.  Quitte à leur coller un nom de baptême que certains traîneront toute leur vie comme un boulet.

Les versions florales étrangères nous sont familières quoique peu attractives : les Daisy (marguerite), Poppy (coquelicot), Cinammon (cannelle), ou autres Holly (houx) anglo-saxonnes fleurissent avec les Mulan (magnolia) chinoises ou les Nasreen (rose) perses.  Mais chaque femme est une fleur en elle-même, quelque soit son prénom.

A bientôt, les Mortels !

Commentaires

Merci C'est super gentil!...

Écrit par : La P'tite Mimi | 03/12/2008

ça me rappelle une super chanson de voulzy
"le pouvoir des fleurs "
super
bonne après midi bizz

Écrit par : Anne | 05/12/2008

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