17/01/2009

880ème jour au Paradis...

Samedi…

grossierete_des_insultes

L’événement a eu l’effet d’un coup de tonnerre dans le ciel du Paradis : mon blog a essuyé pour la première fois des commentaires insultants et grossiers.  Loin de moi l’idée de condamner ces individus -le pardon est divin- mais je ne peux que m’interroger sur les motivations qui les ont poussés à salir ainsi un travail somme toute innocent, dépourvu de haine, de racisme ou de toute grosse polémique.  Plutôt que de soliloquer ou de m’énerver, je vais employer la meilleure thérapie qui soit pour exorciser la tristesse qui m’envahit devant cet acte imbécile et méchamment gratuit.  Je vais écrire.  Et prendre ces barbouilleurs d’insultes à témoin.    

Il est certain qu’il vaut mieux insulter les morts qu’insulter les vivants, vous ne risquez pas de ramasser une baffe.  Vous vous croyez cyniques, comiques ou polémiques, alors que vous n’êtes que de grossiers personnages dont la vision déformée voit les choses comme elles devraient être, et non comme elles sont.  Les peuples primitifs peuvent être frustres et rudes, ils ne sont jamais grossiers ; la grossièreté n'est qu'une plaie coûteuse de la civilisation.  Le premier homme à jeter une insulte plutôt qu'une pierre est le fondateur de cette même civilisation : il a appris à faire mal, à blesser sans avoir nécessairement à verser du sang.  Les larmes suffiront.

Et quand elle est écrite, l’insulte est surtout le fait de jeunes qui pensent comme ils écrivent.  Les adultes réfléchissent parfois avant de lancer insultes ou grossièretés : elles sont soigneusement choisies et frappent pour faire mal, pas seulement pour faire le malin.  Mais une insulte écrite est pénible et durable car j'ai remarqué que le jugement le plus dépourvu de fondement, la plus sotte grossièreté prend du poids, du fait de l'influence magique de l'imprimerie.  Mais je suis impitoyable : je n’excuse pas qui entend des injures de répondre par des insultes.  C’est se rabaisser au niveau de l’offenseur.  La politesse est sage : la grossièreté, par conséquent, stupide. Se faire, sans nécessité et avec intention, des ennemis en commettant des impolitesses, c'est de la frénésie, tout comme de mettre le feu à sa maison.

Si voulez vous en prendre au travail de quelqu’un (mais est-ce bien là votre but ?), n'insultez jamais un homme qui tombe ; attendez qu'il se relève.  A dix-sept ans, on est plus sensible à l'insulte qu'à l'hommage.  Et on préfère insulter que réfléchir.  Coluche disait souvent que tant qu'on fait rire, c'est des plaisanteries. Dès que ce n’est pas drôle, c'est des insultes.  La méchanceté et la grossièreté sont les armes de ceux qui ne comprennent rien à rien.  Mais moi, j’aime désamorcer les conflits par l’humour : ainsi, si les insultes avaient un quelconque effet sur les trajectoires d'une balle de golf, je vous certifie que les parties seraient beaucoup plus courtes !  Les hommes grossiers ne font rien de simple ; il faut des hommes perfectionnés pour y arriver.

Insultez-moi mais que je sache au moins pourquoi.  Sachez qu’une grossièreté est, pour moi, ce qu’une bonne cuite peut être pour vous : la gueule de bois qui en découle est méchamment mauvaise.  Critiquez avec discernement et arrêtez de salir un travail innocent et que beaucoup apprécient.  J’ai la modestie de l’espérer.

A bientôt, les Mortels !

Commentaires

*oo* La bave du crapaud n'atteiint pas la blanche colombe ;-)
Entre une colombe et un ange, guère de différences hein !

Écrit par : Loo | 18/01/2009

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