24/01/2009

887ème jour au Paradis...

Samedi…

pensees_soucis

Le samedi, j’ai besoin de me lâcher un peu, d’oublier le Ciel et la Terre, de laisser tomber Anges et Démons, de ne pas regarder ostensiblement du côté des Mortels et de m’occuper de mon petit Moi égoïste.  Le samedi, j’ai envie de permettre à mon imagination littéraire de vagabonder en toute liberté et je souhaite inviter mon clavier à glisser sur l’aile de l’Improvisation.  J’ouvre alors mon carnet de notes où bafouillage, gribouillages et pattes de mouche se côtoient et mon Journal Personnel transforme aussitôt le grenier de mon cerveau et le débarras de mes pensées en un article cohérent qui exprime bien les réflexions d’un penseur solitaire.

Il y a des jours où nous aurions besoin quelqu’un nous remonte le moral avec ménagement  et c’est justement à ce moment précis qu’on nous remonte les bretelles sans ménagement.  Pourquoi tant de cruauté ?  Les gens passent la plus grande partie de leur temps à se demander pourquoi ils passent le reste de leur temps à s’engueuler ou à se faire engueuler.  Décidément, les Etres Humains sont des animaux bien compliqués : je suis abasourdi par le nombre de personnes qui veulent "connaître" l'univers alors qu'il est déjà suffisamment difficile de se repérer dans le quartier voisin de la ville où chacun habite.

La fuite des cerveaux est une triste réalité.  La preuve ?  Le mien se dégonfle régulièrement après cogitation intense quand il s’agit de trouver le sujet du jour à traiter.  Si l’oubli est la forme ultime d’intelligence, je comprends mieux pourquoi mon quotient intellectuel est si faible !  L'avantage d'être intelligent, c'est qu'on peut toujours faire l'imbécile, alors que l'inverse est totalement impossible.  D’ailleurs, entre nous, mon cerveau est une bouilloire anatomique qui siffle dans les cas d’urgence.  C’est qu’il y a du monde là-dedans qui voudrait sortir mais quelque fois, il ressemble à une gare de banlieusards à l’heure de pointe.  La Nature, toujours taquine, a généreusement garni mon cerveau en dégarnissant mon crâne. Parce que question générosité, les dieux font des caprices : ils en font tout un fromage et ils nous servent leurs décisions sur un plateau. 

J’ai entendu dire que jamais je n’avais été aussi présent que depuis que je suis absent.  C’est tout de même bizarre, ce concert de louanges qui salue la mort d’un individu alors que les critiques pouvaient pleuvoir de son vivant.  Sans doute parce que les gens croient qu’il est encore présent quelque part, autour d’eux.  Les humains ne se connaissent pas.  Ils ne sont pas les seuls.  Les champignons ne connaissent de Paris que le nom, certains choux ont vaguement entendu parler de Bruxelles et ce n’est que dans leurs rêves baveux que beaucoup d’escargots évoquent nostalgiquement la Bourgogne.  Et la métempsychose, dans tout cela ?  Je connais des Anges qui rêveraient de se réincarner en éponge de bain.  Allez savoir pourquoi !

Un verset connu précise qu’heureux sont les faibles d’esprit, le Royaume des Cieux est à eux.  Dans ces conditions, avec la conjoncture mondiale actuelle et au vu des performances de certains d’entre eux, je crains fort un embouteillage d’hommes politiques aux Portes du Paradis !  Au fond, je n’ai pas changé : la plupart du temps, je ne rigole pas beaucoup. Et le reste du temps je ne rigole pas du tout.  Rien de grave, tant que je vous fais sourire…

A bientôt, les Mortels !

Commentaires

*oo* Le dimanche, je plane, j'ai un cerveau lent ;-)
Bisous Alex, belle journée :-)

Écrit par : Loo | 25/01/2009

Bon, arrêtez un peu, j'ai mal aux joues à force de rire en vous lisant...

Vous êtes un sacré numéro, quand même.

Écrit par : Lueur | 29/06/2009

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