01/02/2009

895ème jour au Paradis...

Dimanche…

chomage_flottant

Trouver un thème pour un article céleste est quelque fois chose aisée quand on se penche sur le sort des Mortels.  Perclus de vices et de tares, traînant derrière eux une existence de vicissitudes, ils ont tant à raconter !  Etranges créatures qui ont inventé le travail, la finance et la société de consommation pour mieux s’en exclure en imaginant le chômage.  Véritable mal du siècle, le chômage est de plus en plus présent dans leur quotidien. Les mois se suivent et le chômage augmente. Qu'en pensent les Anges ?

Autrefois, le chômage était appelé oisiveté, car le travail rémunéré n’avait pas force de loi.  Les Humains pouvaient vivre d’amour et d’eau fraiche sans être exclus pour autant de la société de leurs semblables.  Il en va tout autrement dans les sociétés modernes, dans ces villes de grandes solitudes et dans ces campagnes dépeuplées où il en va de l’oisiveté comme de la rouille : elle use tout autant que le travail. Et elle ne rapporte que des problèmes.  Le chômage est comme une marée noire qui recouvre les plages de sable blond que l’on foule avec délice.  Fléau indigne, fils naturel de la mécanisation et du lucre, il répand son lot de malheurs et de malheureux partout où il passe. 

Le travail, c’est la vie.  Sans lui, il n’y a que doutes, peur et insécurité.  Et pour chasser les problèmes, des bureaucrates ont pensé trouver une parade à la paupérisation des sans-emploi en inventant l’assurance-chômage, pour être sûr de ne pas retrouver de boulot !  Car, comme le faisait doctement remarquer Raymond Barre : ‘la meilleure façon de lutter contre le chômage, c’est de travailler’.  Véridique !  Et quand je pense qu’il y a des Unités Carbones pour demander la réduction du temps de travail alors que c’est déjà fait pour les chômeurs…Mais, a contrario, des chômeurs de longue durée, ceux qui portent allégrement dix, quinze voire vingt ans de chômage, rêvent de réclamer une retraite-chômage !  Où va le monde ?

Paradoxalement, la fermeture d’une entreprise ne fait pas que des malheureux.  Si être licencié et tomber dans le chômage, c'est un drame pour ceux à qui cela arrive et à leurs familles, c’est une opportunité pour certains patrons qui partent avec ce que l’on nomme pudiquement un ‘parachute doré’.  Et autre paradoxe des sociétés occidentales mortelles : on demande au travailleur d’être performant tout en le faisant vivre dans la crainte de perdre son emploi.  Comment, dans ces conditions, être capable d'assumer la responsabilité de sa tâche ? Les salariés sont les êtres les plus vulnérables du monde capitaliste : ce sont des chômeurs en puissance plutôt que des travailleurs en devenir.

Un philosophe perse affirmait que pour atteindre la sérénité il ne faut craindre ni le chômage, ni la pauvreté, ni la mort...Plus facile à dire qu’à faire, quand votre quotidien dépend de votre capacité à générer de l’argent frais.  Les 10% de riches Mortels de la planète Terre vivent sur le compte du labeur des 90% de travailleurs actifs !  Mais je dois reconnaître que plus que la faim, la soif, le chômage, la souffrance d'amour, le désespoir de la défaite, le pire de tout, c'est de sentir que personne, mais absolument personne en ce monde, ne s'intéresse à nous.

A bientôt, les Mortels !

13:07 Écrit par Damabiah dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chomeur, travail, crise, damabiah, chomage, pensees |  Facebook |

Commentaires

Pas trop inspirée ces derniers temps, un peu de lassitude des blogs...;-)
Bah...le travail, c'est pas la vie, les blogs, c'est pas la vie,
alors c'est quoi la vie hein, si ce n'est l'amour...!
Bisous Alex, belle fin de soirée, beau we :-)

Écrit par : Loo | 06/02/2009

Je suis très vieux jeu, je regrette le temps où l'homme avait du travail, la femme avait la maison, elle élevait les enfants... tout le monde mangeait à sa faim...
mais peut-être ne devrions-nous pas en parler...

Écrit par : Lueur | 29/06/2009

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