08/02/2009

902ème jour au Paradis...

Dimanche… 

paradis_du_non_sens

Faut-il que la mort soit un long fleuve tranquille sur lequel la barque de l’Eternité glisse imperturbablement ?  L’Au-Delà de pourrait-il pas connaître des épisodes tumultueux, aventureux et imprévus pour pimenter la fadeur de savoir que demain sera pareil à aujourd’hui, qui ne diffère pas beaucoup d’hier ?  Les Anges doivent-ils toujours tenir un discours pondéré, académique, dépourvu d’originalité et d’idées farfelues ?  Nous sommes quelques-uns à vouloir ruer doucement dans les brancards, à vouloir secouer la monotonie paradisiaque et à vouloir jongler avec un phrasé classique.  Quand la langue s’entrechoque avec les idées, cela peut donner des résultats étonnants…et détonants.

Au royaume des sourds, les aveugles sont muets et c’est infernal de songer à un Paradis où les auréoles divines se croisent sans s’entrecroiser.  Il vaut mieux prendre ses désirs pour des réalités que de prendre son auréole pour un frisbee.  Loin de jouer les terroristes syntaxiques, les révolutionnaires lexicaux ou les Talibans grammaticaux, notre groupe recherche un sens au non-sens, une inutile utilité à s’amuser à triturer une langue qui ne vous a rien fait.  Imperturbables face aux garants d’un verbe conjugué et d’une structure impeccable du discours, j’oublie tout, donc je suis.

Les absents ont toujours tort de revenir.  Et comme le dit si bien Alphonse Allais, le chef de file de notre mouvement : ‘Le comble de l'économie, c’est de coucher sur la paille qu'on voit dans l'œil de son voisin et se chauffer avec la poutre qu'on a dans le sien’.  Nous gardons toujours un œil ouvert pour rester à l’écoute des perles qui se disent ou s’écrivent à gauche, à droite, devant ou derrière car nous sommes des gastronomes du bon mot : ventre affamé n’a point d’oreilles mais il a un sacré nez !  Désolés, mais nous ne pourrons jamais nous empêcher de nous amuser avec la langue : comme le dit le dicton populaire, chassez le naturiste, il revient au bungalow.

Si charité bien ordonnée commence par soi-même, continue avec soi-même et se termine avec soi-même, bien mal acquis profite bien à quelqu’un, non ?  Nous ne cherchons ni la reconnaissance, ni la polémique : pour vivre heureux, vivons couchés mais nous sommes les enfants de ce grand philosophe qui disait : ‘connais-toi toi-même mais pas trop’.  L’horreur est humaine, nous en sommes conscients ; le mensonge adoucit les mœurs, nous le tenons pour acquis mais si l'herbe est plus verte dans le jardin de ton voisin, laisse-le s'emmerder à la tondre. 

Au commencement était le Verbe : c’était déjà mal parti car la Bible ne fait pas le moine !  L’Homme descend du songe.  Enfin, plutôt du mensonge : on nous prend pour des pommes pour nous faire croire qu’une femme soit née de la côte d’un homme.  Quelle femme apprécierait sereinement de provenir d’une côte de porc ?  Mais les humains ont trouvé la parade à leurs malheurs : ils se font plaisir.  Ainsi, l’invention du bain qui prouve bien que tout corps plongé dans un liquide éprouve une grande satisfaction.  Soyez prudentes, Unités Carbones : ne faites pas à autrui ce que vous pouvez faire le jour-même.

Rien ne sert de mourir, il faut mourir à point.  Mais dans notre paradis, plus on est de fous, plus il y a de riz.

A bientôt, les Mortels !

13:32 Écrit par Damabiah dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jokes, sens, non-sens, humour, damabiah |  Facebook |

Commentaires

Napoleon C'est ce fameux jour où - sur le Bellerophon - Napoleon s'aperçut que les ports étaient détruits...

bon, ok, je sors...

Écrit par : Lueur | 29/06/2009

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